Le fantôme de Machiavel déambulait entre des montagnes de poussière plus scintillante que la fortuna. Le philosophe savait qu’il était mort, mais sa condition spectrale ne l’importunait point; c’était ainsi depuis toujours et jamais. Tout ce qui lui importait, c’était de découvrir ce qu’était cette poudre énigmatique, étrange à ses sens. En s’approchant, il constata qu’il s’agissait de petites sphères de ce qui semblait être de la vitre. Il y vit son reflet, un visage sans traits, comme une idée sans concept.
— Bienvenue dans le pool de pétanque.
La voix venait de partout et nulle part. Machiavel regarda pourtant partout et nulle part, mais ne vit pas son interlocuteur.
— Êtes-vous un quelconque prince?
— Non, je suis le fondateur du pool de pétanque.
— Je ne saisis pas.
— Un kyurensillard de poissons dans un bocal se prennent pour des requins. Un banc de prédateurs a de moins en moins de mâchoires, mais de plus en plus de dents. L’autre banc de proies a de plus en plus de mâchoires, mais de moins en moins de dents. Qui mange qui?
— On parle des mouvements de principauté.
— Moi je vois ça comme de la pétanque. Toi, Machiavel, tu seras joueur dans cette compétition d’idées qui a pour but de déterminer de quelle façon doit se comporter la civilisation pour le plus grand bien collectif. Les joueurs de pétanque n’y gagnent rien, mais les participants du pool peuvent se voir offrir leur vœu le plus cher.
Des boules de pétanque apparurent aux pieds de Machiavel.
— Allez, lance ta boule, dit la voix du fondateur du pool de pétanque.
Boule #A : Le Prince
— Je voudrais parler d’une principauté à laquelle personne ne s’est attaqué, commença l’organisateur du pool de pétanque.
— Toutes les principautés ont déjà été attaquées.
— Non, personne ne s’est attaqué à ce pharaon-là.
— Quel pharaon? demanda Machiavel, regardant partout autour de lui.
C’est alors qu’il le vit : le squale pharaon qui se masturbe tandis que les philosophes pensent.
— Mama mia! A grosso poissono!
— Je te présente le k avec deux barres, l’apeirotype débalancé qui gouverne le monde depuis que l’homme sait compter sur ses doigts, celui qui rôde dans les liquidités autant financières que neurologiques, incarnation du droit divin liquide. Alors, comment renverser ce prince squaloïde et ses rémoras?
— Je dis donc que, pour les États héréditaires et façonnés à l’obéissance envers les rémoras du pharaon, il y a bien moins de difficulté à les maintenir que les États nouveaux : il suffit aux rémoras de ne point outrepasser les bornes posées par leurs ancêtres, et de temporiser avec les événements. Aussi, ne furent-ils doués que d’une capacité ordinaire, ils sauront se maintenir sur le trône, à moins d’une force irrésistible et hors de toute prévoyance ne les en renverse ; mais alors même qu’ils l’auront perdu, le moindre revers éprouvé par l’usurpateur le leur fera aisément recouvrer.
— En effet, tous les peuples sont façonnés à l’obéissance envers le droit divin liquide, c’est la base de leur liberté. C’est facile de les manipuler comme ça. Et puisque les poisson$-poisson$ sont inconscients de leur kyurensiiisme, aucune force irrésistible ne s’élèvera contre le droit divin liquide ou son dieu tout chimérique. Car dans tout mouvement d’État, la seule constante est l’usage d’argent pour contrôler les différents bancs de l’Aquarium.
— En effet, un pharaon à l’influence héréditaire a bien moins de motifs et se trouve bien moins dans la nécessité de déplaire à ses sujets : il en est par cela même bien plus aimé ; et, à moins que des vices extraordinaires ne le fasse haïr, ils doivent lui être affectionnés.
— Le problème, puisque cette religion est inconsciente, l’argent ne déplaît à personne et personne n’impute à l’argent les vices qu’il engendre.
— Dans l’ancienneté et dans la longue continuation d’une telle puissance pharaonique, la mémoire des précédentes innovations s’efface ; les causes qui les avaient produites s’évanouissent : il n’y a donc plus de ces sortes de boules de pétanque d’attente qu’une révolution laisse toujours pour en appuyer une seconde.
— Il n’y a jamais eu de révolution contre Kyurensi, répliqua l’organisateur du pool de pétanque. Pourtant, l’histoire est jonchée de boules de pétanque, mais personne ne voit le jeu, ni même les règles.
— Personne ne veut voir ça, répondit Machiavel en observant le concupiscent piscivore concurrentiel.
— Est-ce qu’on essaie de le regarder en face et de le transcender?
— Comment faire cela?
— On s’invente un «prince». Un pharaon inverse qui représente la bonne volonté du peuple et qui conquiert cet ancien pharaon désuet. Appelons ça l’Ensemble Potentiel.
— D’accord. Alors, si cette pharaonitude n’est pas entièrement nouvelle, mais ajoutée comme un membre à une autre, en sortes quelles forment ensemble un corps qu’on peut appeler mixte.
— Ça tombe bien, la géninomie sera l’envers de la pièce de l’économie, celle qui donne un corps à la main invisible du marché, mentionna l’organisateur du pool de pétanque.
Le k avec deux barres envoya la main invisible à Machiavel, tandis qu’avec l’autre, il continuait sa besogne.
— Parfait! Alors, la position de ce néopharaon est telle que, d’une part, il a pour ennemis tous ceux dont il a blessé les intérêts en s’emparant de cette principauté…
— Non, ça ne marchera pas comme ça, l’interrompit l’organisateur du pool de pétanque. La géninomie et l’économie vont exister côte à côte jusqu’à avoir démontré leur vacuité réelle et se neutraliser l’un l’autre avec le temps.
— Et ceux qui changent de maître dans l’espoir d’améliorer leur sort? demanda Machiavel.
— L’Ensemble Potentiel va émettre au nom du peuple sa propre monnaie avec ses propres règles ; il y aura deux argents.
— C’est bien car quelque puissance qu’un néopharaon ait par ses armées, il a toujours besoin, pour entrer dans un pays, d’être aidé par la faveur des habitants.
— Par la géninomie, les habitants de la Terre vont décider des salaires des métiers au lieu de la loi de l’offre et de la demande. Ça devrait les favoriser.
— C’est bien ça aussi. Il faut seulement que notre néopharaon soit attentif à deux choses s’il veut conserver ses acquis: l’une est d’éteindre l’ancien pharaon et l’autre est de n’altérer ni les lois ni le mode des impositions : de cette manière, l’ancienne économie et la nouvelle géninomie ne seront, en bien peu de temps, qu’un seul corps.
— Elles ne seront pas un seul corps, elles se neutraliseront comme un acide mélangé à une base, rétorqua l’organisateur du pool de pétanque.
— Peu importe, ça revient au même pour le processus. Or, tout ceci n’est que la réflexion dans le cas où la géninomie et l’économie étaient considérées comme des parties d’une même contrée, avec la même langue et les mêmes codes sociaux, ce qui n’est peut-être pas la meilleure analogie. Observons le cas comme si les deux pharaons étaient de contrées différentes, avec des institutions différentes, aux us et coutumes inconnues l’une de l’autre.
— Amuse-toi, Machi.
— Dans ce cas, les difficultés sont excessives et il faut un grand bonheur et une grande habileté pour conserver ces différentes institutions. Comment faire, de façon analogique, pour que notre néopharaon habite le pays nouvellement conquis?
— Par la démocratie directe via des technologies que tu ne peux même pas t’imaginer, répondit l’organisateur du pool de pétanque. Chaque personne aura accès à l’ensemble du système géninomique, de façon transparente.
— Comme si les habitants avaient pour ainsi dire sous la main leur recours au néopharaon lui-même?
— Exactement.
— Ils auront aussi plus de raisons, soit de l’aimer, s’ils veulent être de bons et fidèles sujets, soit de le craindre, s’ils veulent être mauvais. D’ailleurs, comment la géninomie punit-elle ceux qui voudraient être mauvais?
— C’en est encore aux balbutiements, mais il y a quelques idées qui se démarquent, commença l’organisateur du pool de pétanque. Continue ton raisonnement, les punitions ne sont pas importantes à ce stade de la discussion.
— Elles le deviendront, rétorqua Machiavel. Les hommes offensés par ce néopharaon n’étant qu’une très faible partie de la population, et demeurant organisés et riches, peuvent devenir nuisibles.
— Un : ils sont déjà nuisibles, dans une certaine mesure. Deux : la géninomie va neutraliser l’économie sur des décennies, sinon des siècles. Ça va se faire progressivement, ils n’auront pas trop l’impression de perdre et ils en sortiront gagnants comme tout le monde.
— Au moins, la majorité ne sera pas atteinte par la rigueur du néopharaon et elle restera tranquille par cette seule raison ; les gens n’osent d’ailleurs mal se conduire, dans la crainte qu’il ne leur arrive aussi d’être dépouillés. Mais attention, il faut remarquer que les hommes doivent être ou caressés, ou écrasés : ils se vengent des injures légères ; ils ne le peuvent quand elles sont très grandes ; d’où il suit que, quand il s’agit d’offenser un homme, il faut le faire de telle manière qu’on ne puisse redouter sa vengeance.
— On dépouille et on écrase personne. On caresse tout le monde et tout le monde se caresse.
— Donc pas d’armée à entretenir?
— Nous pourrons acheter la paix en leur donnant plus que ce que leur offrent leurs pourvoyeurs. Et l’argent, nous l’inventerons comme le font les banques.
— Alors, notre néopharaon devra se faire chef et protecteur des princes voisins les moins puissants du monde et travailler à affaiblir ceux d’entre eux qui sont les plus forts.
— Le but c’est de diminuer le labeur, répliqua l’organisateur du pool de pétanque. L’humain économise son énergie par nature, donc la seule chose qui sera affaiblie ce sont tous les intermédiaires inutiles pour libérer de la force humaine.
— Il reste à espérer qu’une fois le néopharaon entré dans la contrée, tous les princes moins puissants qui s’y trouvent s’attachent à lui et favorisent son entreprise, excités par l’envie qu’ils nourrissent contre ceux dont la puissance était supérieure à la leur. Le néopharaon doit seulement veiller à ce qu’ils ne prennent trop de force ou trop d’autorité : avec leur aide et ses propres moyens, il viendra sans peine à bout d’apaiser les plus puissants, et de se rendre seul arbitre de la contrée. En ces circonstances, il doit agir comme le doivent les princes sages, dont le devoir est de penser non seulement aux désordres présents, mais encore à ceux qui peuvent survenir, afin d’y remédier par tous les moyens que peut lui indiquer la prudence.
— Merci du conseil, mais ces autres princes, les institutions, les compagnies, les corporations, devraient voir d’un bon œil cette nouvelle entrée de nouvel argent, dit l’organisateur du pool de pétanque.
— Évidemment, car le désir d’acquérir est sans doute une chose ordinaire et naturelle ; et quiconque s’y livre, quand il en a les moyens, en est plutôt loué que blâmé : mais en former le dessein sans pouvoir l’exécuter, c’est encourir le blâme et commettre une erreur, récita Machiavel.
— C’est pourquoi le peuple a besoin de plus de moyens.
— L’important, c’est de ne pas commettre ces trois fautes: ruiner les faibles, augmenter la puissance d’un puissant et laisser subsister un désordre. Car on n’évite pas la guerre en laissant le désordre subsister, on ne fait que le retarder à son propre désavantage. Et le prince qui en rend un autre puissant travaille à sa propre ruine.
— La géninomie ne ruinera personne et augmentera seulement la puissance de tout l’Ensemble Potentiel. Le désordre s’ordonnera autour de cette nouvelle réalité.
— Et ça ne s’arrête pas là, continua Machiavel. Lorsqu’on considère combien il est difficile de conserver un État nouvellement conquis, il y a deux manières différentes d’aborder la question : le néopharaon peut gouverner avec des esclaves comme ministres, qui n’aident pas tant à gouverner, par une grâce et une concession qu’il veut bien leur faire ; ou par un néopharaon et des barons, qui tiennent leur rang non de la faveur du souverain, mais de l’ancienneté de leur race, qui ont des États et des sujets qui leur appartiennent et les reconnaissent pour seigneurs et qui pour eux ont une affection naturelle.
— Puisque la géninomie ne s’attaquera pas directement à la richesse de nos barons modernes, ceux-ci garderont leur influence d’autant plus s’ils sont décents avec leurs «sujets». Il ne sera jamais question d’esclaves, espèce de machiavélique.
— Mais une fois faite l’apostasie du kyurensiiisme, on n’a plus à craindre que cette religion ne laisse plus personne à redouter, parce que le droit divin liquide ne conservera aucun ascendant sur le peuple ; de sorte que si, avant l’apostasie, il n’y avait rien à espérer des sujets, de même, après avoir exorcisé le k avec deux barres, il n’y a plus rien à appréhender de leur part. D’un autre côté, il s’en trouvera toujours des mécontents, qui sont avides de nouveautés et de changements, et qui d’ailleurs peuvent effectivement ouvrir les chemins du système et faciliter la victoire ; mais s’agit-il ensuite de se maintenir, c’est alors que le néopharaon éprouve toute sorte de difficultés, et de la part de ceux qui l’ont aidé, et de la part de ceux qu’il a dû opprimer.
— Puisqu’on ne parle pas de conquête réelle, mais plutôt métaphorique, le maintien de l’Ensemble Potentiel ne devrait pas trop offrir de difficulté, tempéra l’organisateur du pool de pétanque. Avec les années et les générations, l’effet néfaste du kyurensiiisme va se dissiper naturellement dans les méandres du temps.
— Il faudra que la puissance et la durée de la domination du néopharaon éteignent de la mémoire des gens le droit divin liquide pour que le peuple puisse être enfin tranquille, ajouta Machiavel.
— Ça prendra le temps que ça prendra.
— Notre néopharaon devra saisir les occasions, mais c’est par son habileté qu’il saura les connaître et les mettre à profit pour la grande prospérité et la gloire de l’Ensemble Potentiel en entier. Sa difficulté viendra surtout des nouvelles institutions, des nouvelles formes qu’il sera obligé d’introduire pour fonder son gouvernement et sa sûreté ; et l’on doit remarquer qu’en effet il n’y a point d’entreprises plus difficiles à conduire, plus incertaines quant au succès, et plus dangereuses que celle d’introduire de nouvelles institutions.
— Toutes les nouvelles institutions de l’Ensemble Potentiel seront basées sur une technologie déjà existante, mais utilisée à mauvais escient, que j’ai rebaptisée «transrosaire» pour m’éloigner des idées préconçues orbitant autour de la blockchain, répondit l’organisateur du pool de pétanque. Disons que tu n’as pas le bagage pour comprendre l’informatique et Internet.
— À la bonne heure! Parce que celui qui s’y engage a pour ennemis tous ceux qui profitaient des institutions anciennes, et il ne trouve que de tièdes défenseurs dans ceux pour qui les nouvelles seraient utiles. Cette tiédeur, au reste, leur vient de deux causes : la première est la peur qu’ils ont de leurs adversaires, lesquels ont en leur faveur les lois existantes ; la seconde est l’incrédulité commune à tous les hommes, qui ne veulent croire à la bonté des choses nouvelles que lorsqu’ils en ont été bien convaincus par l’expérience.
— Plus personne ne croit vraiment en les anciennes institutions, hormis par dépit, répondit l’organisateur du pool de pétanque.
— Tant mieux, parce que s’il est aisé de persuader le peuple de quelque chose, il est difficile de les affermir dans cette persuasion : il faut donc que les choses soient disposées de manière que, lorsqu’ils ne croient plus, on puisse les faire croire par la force.
— Non, crisse de machiavélique, on utilise pas la force. La géninomie ne peut que fonctionner de façon pacifiste ; les gens n’aiment pas la guerre, ni se faire dire quoi faire.
— Notre néopharaon n’a pas d’armée?
— Tiens pour acquis que tout ça part d’un dude un peu fou.
— À moins que ce fou ne soit doué d’un grand esprit et d’une grande valeur, il est peu problable qu’ayant toujours vécu simple particulier, il sache commander; il ne le peut parce qu’il n’a de forces qui lui soient attachées et fidèles.
— Ça ressemble à ça.
— C’est que les États subitement formés sont comme toute chose qui, dans l’ordre de la nature, naissent et croissent trop promptement : ils ne peuvent avoir des racines assez profondes et des adhérences assez fortes pour que le premier orage ne le renverse point.
— Ça tombe bien, les nouvelles institutions de l’Ensemble Potentiel s’appelleront les Racines et le plan d’action est le Tilleul de l’Ensemble Potentiel.
— Ça va prendre plus que des métaphores solides, renchérit Machiavel. À moins que ce fou solitaire n’ait assez d’habileté pour savoir se préparer sur-le-champ à conserver ce que la fortune a mis dans ses mains, et pour fonder, après l’élévation de sa puissance, les bases qui auraient dû être établies auparavant ; mais un tel travail est toujours pénible pour l’architecte et dangereux pour l’édifice.
— C’est pris en note.
— Notre néopharaon, cet Ensemble Potentiel, jugera qu’il lui est nécessaire de s’assurer contre ses ennemis, de se faire des amis, de vaincre par force ou par ruse, de se faire aimer et craindre des peuples, suivre et respecter par les soldats, de détruire ceux qui peuvent et doivent lui nuire, de remplacer les anciennes institutions par de nouvelles, d’être à la fois sévère et gracieux, magnanime et libéral, de former une milice nouvelle et dissoudre l’ancienne, de ménager l’amitié des rois et des princes, de telle manière que tous doivent aimer à l’obliger et craindre de lui faire injure.
— Machi, je t’ai déjà dit que l’usage de la force n’est pas envisageable, trancha l’organisateur du pool de pétanque. On ne peut vaincre Kyurensi qu’avec le pacifisme, car il est le moyen de toute forme d’agression.
— Moi, je ferais comme Agathocle le roi de Syracuse, continua Machiavel. Je convoquerais le peuple et le gouvernement, comme pour délibérer sur des affaires qui concernent l’État ; et, à un signal donné, je ferais massacrer par mes soldats tous les membres du gouvernement et les citoyens les plus riches.
— Tu es vraiment machiavélique, commenta l’organisateur du pool de pétanque.
— Les cruautés sont bien employées lorsqu’on les commet toutes à la fois, par le besoin de pourvoir à sa sûreté, lorsqu’on n’y persiste pas, et qu’on les fait tourner, autant qu’il est possible, à l’avantage des sujets. Elles sont mal employées, au contraire, lorsque, peu nombreuses dans le principe, elles se multiplient avec le temps au lieu de cesser.
— Pas de cruauté, Machi.
— Juste un peu, tant qu’elles sont commises toutes à la fois. De cette façon, leur amertume se fait moins sentir et elles irritent moins. Les bienfaits, au contraire, doivent se succéder lentement, pour qu’ils soient savourés davantage.
Dernière Boule
— Alors? Un kyurensillard de poissons dans un bocal se prennent pour des requins. Un banc de prédateurs a de moins en moins de mâchoires, mais de plus en plus de dents. L’autre banc de proies a de plus en plus de mâchoires, mais de moins en moins de dents. Qui mange qui?
— Ça dépend de qui se montrera le plus cruel.
— C’est super encourageant.

